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Amuré possède deux cimetières. Le plus ancien, touchant
l’église, possède des tombes en pierre et surtout la croix hosannière.
Le cimetière actuel a des pierres dites "dolmens d’Amuré".
La légende des pierres d’Amuré :
Dans la commune, non loin des eaux où s’agitent les
roseaux, les fleurs et les insectes aux brillantes couleurs, les celtes
ont déposé deux pierres, qui sont dignes d’attention. Elles attestent
que les bords du marais furent habités dans les temps les plus reculés.
Elles sont curieuses, elles prouvent que des cérémonies religieuses
furent accomplies par des hommes à demi sauvages, dont les barques
sillonnaient les grands lacs formés par la Sèvre.
La première pierre est placée à l’orient, elle s’élève
très peu au-dessus du sol, elle a 65 centimètres d’épaisseur, 4 mètres
de longueur et 3 mètres de largeur. La seconde est presque ronde, elle a
3 mètres 90 de longueur et autant de largeur.
Les pierres d’Amuré ont du venir de loin, car il n’en
existe point d’autres dans cette localité qu’on puisse comparer,
longtemps elles ont été l’objet d’un culte sacré, autrefois même
les âmes pieuses ne se contentaient pas de leur apporter de ferventes prières,
elles leur offraient aussi de petites pièces de monnaie pour rappeler à
leur crédulité, de merveilleuses traditions.
En effet, écoutez à la veillée du soir, la grand-mère
qui file et chante au foyer domestique. Les pierres qui sont là bas, au-delà du ruisseau, dans le champ solitaire, ce sont les premiers
fondements de notre église, mais les maçons avaient beau travailler,
chaque matin leur ouvrage avait disparu, alors dans son découragement
l’un d’eux jeta son marteau bien loin en lui disant :"va-t’en chercher la place où nous pourrons travailler". Le marteau
s’arrêta sur l’emplacement actuel de notre pauvre église qu’il fut
alors facile de bâtir.
Une autre tradition rapporte qu’autrefois on attacha
tous les bœufs du village à ces blocs grossiers, mais leurs efforts
furent impuissants et les pierres sont restées où on les voit encore
aujourd’hui.
Il se raconte aussi que certaines femmes ne pouvant pas
avoir d’enfants allaient en pèlerinage auprès de ces pierres pour être
fécondes.
L’explication scientifique :
Elle nous a été confiée par Mr Bonnet Stéphane, géologue
et chercheur à l’université de Rennes :
Ces pierres sont une meulière silicieuse ou poubelle éocène.
La meulière datant d’environ 60 millions d’années a été formée
par de vastes épandages de débris issus de l’érosion des formations
sous jacentes silicifiées par des précipitations de silice sous climat
tropical humide à l’éocène. Cette meulière a été conservée car
elle se trouve sur une ligne de crête et donc épargnée par l’érosion.
Elle est formée d’éléments anguleux : · polygénétiques ·
calcaire jurassique · silex, chiste, microchiste, grès, quartz, cuirisse
férugineuse. Le tout cimenté par de la silice. La période éocène
correspond à la première période de l’ère tertiaire, marquée par la
diversification des mammifères et le début de la formation des Alpes.
Patrimoine
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